Mariée à l’Univers et à la Terre

Entre les bras de l’Amour je suis née.
Entre les bras de l’homme aimé
J’ai appris à grandir pour mourir,
Afin de dépasser les limites personnelles
Et retrouver la Lumière d’un nouvel Être.
Avec cette Essence nouvelle,
J’ai bu au calice des deux sources,
Car du Ciel à la Terre,
De la tête aux pieds,
Le corps fut embrasé.
Puis le Feu a tout consumé,
Brûlant le contour des images et structures anciennes.
Un autre état est apparu, libérant le Fils et la Fille du Soleil.
Et l’astre solaire dans sa puissance lumineuse d’une vérité première,
Traversa les plus petites parties du corps humain,
Le ramenant à la Conscience, lui ouvrant une porte nouvelle
Dans une autre Matière devenue « ensemble cellulaire ».
Alors le cœur de l’Univers a éclaté au centre de l’atome :
Ce fut le retour à l’Origine.
Chaque fois que l’Amour grandit,
De nouveaux horizons s’ouvrent,
Découvrant de nouvelles matrices,
Apportant une jouissance ineffable,
Plus forte et plus profonde ...
Sans limite à travers l’acte sexuel.

Quand le Divin à deux nous aimons,
L’Un nous retrouvons !
Puis Le Plus Grand vient en nous-mêmes :
Nous apprenons à pénétrer et être pénétrés
De la Réalité consciente.

Avec qui entrons-nous dans le ventre ?
Avec qui entrons-nous en couple ?
Avec qui entrons-nous en Amour ?
Toujours encore et toujours Le/La même.
Ne L’avons-nous pas si souvent confondu/e et oublié/e ?
Avancer comme nous aimons,
Semer là où l’on s’aime,
Partager l’Éros jusqu’à l’Agapé
Où tout s’unifie pour la plus grande jouissance
Des forces qui nous traversent.

Dès lors, d’autres Intelligences,
D’autres Réalités et beautés viennent
Pour refaire sous nos mains
Les Alliances et les serments.
L’Univers des étoiles rejaillit
À travers nos différents corps.
Et la Terre en nous se réveille :
Aimer « Sol-Air ».
Et le Soi des profondeurs de l’Univers-Terre est alors béni,
Nous devenons Roi/Reine,
Couronnés aux genoux.
S’embrasser et s’embraser
Dans le secret des Dieux
Où plus rien n’est séparé.
Du serpent d’or vient la Co-Naissance :
Nous devenons médecins de l’Âme,
Créateurs d’une infinie grandeur.