L’Âme de la danse

Extrait du livre « Danse avec les Univers » (pages 25-47).

De tout temps la danse, le mouvement se sont manifestés pour rendre grâce aux mondes invisibles, au Divin. Parfois la danse fêtait les moissons, demandait la pluie, invoquait le ciel avant les batailles. De même la danse Aka des Néo-zélandais fut la terreur des rugbymen adverses, jusqu’à ce qu’ils comprennent la force collective et la danse consciente dans l’énergie.

Il y avait aussi les danses rituelles pendant les fêtes dédiées à Bacchus, dieu du vin, ainsi que les danses chamaniques au Tibet. Les danses Cham furent créées au Bhoutan par Padmasambhava, un grand Être éveillé d’origine tantrique qui avait conscience tant des énergies positives que des énergies inconscientes. Ces danses Cham monastiques expriment l’offrande aux divinités et elles dissipent les mauvais esprits et les obstacles à la libération.
En Afrique ou chez les Indiens, de nombreuses danses servent à exorciser ou chasser les démons. Elles remplacent nos psychiatres de façon plus naturelle et spontanée. Il y a également des danses du feu et du Soleil en Amérique du Sud, dans les Îles et ailleurs. Elles sont utilisées aussi pour entrer en contact avec les Esprits, pour demander de l’aide ou des informations précises.

De nombreux peuples ont utilisé la danse comme en Inde, en Chine, au Japon ou ailleurs pour honorer et fêter les divinités. Elles expriment alors un langage précis, symbolique, où le geste devient prière et sens.

De même en Égypte, les danses étaient reliées aux étoiles, aux forces de la nature et aux forces cosmiques. Ces danses uniques ont laissé des traces invisibles dans les temples où d’autres dimensions invisibles étaient invoquées. Les mémoires sont inscrites dans la pierre et les espaces cachés.

Plus près de nous, dans la Grèce antique, à Rome ou chez les druides, le mouvement devient rituel sacré.

Par ailleurs les Soufis ont ouvert une voie dont les mouvements sont plus élaborés, plus conscients. Ils utilisent le son, le rythme, la prière, l’ascèse pour retrouver le lien avec la Force cosmique, pour entrer en relation et rendre grâces au Divin, entre les forces supérieures et celles de la Terre. C’est pourquoi cette beauté physique sacrée fut prise pour secte et interdite pendant longtemps, comme s’il était dangereux d’accueillir ou de retrouver ce lien avec le Divin, ici-bas, dans le corps.

La perte de cette sagesse fut plus évidente en Occident où les druides furent rejetés avec leurs connaissances et leurs valeurs divines reliées à la Terre-Mère.
C’est alors que les religions catholique, juive et musulmane vont cacher le corps de la femme, le couper de la Déesse-Terre, lui faisant perdre son pouvoir de jouissance. La femme est endeuillée de cette perte, du vrai démiurge entre Ciel et Terre qui utilisait aussi la sexualité sacrée transmutée, comme le faisait Padmasambhava. Ce pouvoir caché de la Déesse-Mère et Déesse-Terre fut anéanti par les religions patriarcales. Elles perdirent du même coup leur propre intégration au Divin en Terre, au féminin sacré.

Coupé de ses racines et du respect de la Mère-Terre, l’homme exprime plus souvent une violence qui se développe, signe de toutes ses frustrations et de sa rupture avec sa Mère. Mieux vaut alors oublier les manques. L’humain compense alors par la nourriture, la sexualité décalée, déviée, il compense par l’argent, la télé-image bête, les possessions de toutes sortes, et l’oubli de Soi.
Cette coupure du Divin dans la Matière est devenue le quotidien de tout bien-pensant attaché à ses croyances en toute bonne « inconscience ». La majorité n’est-elle pas en manque d’Essentiel ? Il reste les prières, hors du corps, pour un Dieu là-haut et non en bas, coupé de Sa Gloire et de Sa Manifestation.

Qui a donc intérêt à limiter, séparer l’Esprit de la Matière ? À présent, le mental en duel permanent dans une forme de « mal-a-dit », nous fait perdre le vrai sens de l’Unité. La danse sacrée est interdite, le corps mutilé, culpabilisé, le féminin meurtri, violé, comme la Terre.

Il suffit de voir la dépression de certaines femmes en « burqua » pour comprendre la déviation de quelques traditions. Quelle est cette religion qui coupe du beau, de l’Amour qui doit libérer et circuler dans le corps ? Le sens religieux profond s’est-il à ce point perdu en Occident ? Dans nos sociétés le sens sacré dans la Matière étiolée a entraîné un très profond malaise, un état de séparation intérieure sans lien avec le Tout.

Il suffit de voir certaines femmes occidentales prises pour des images, obligées de paraître, de s’exhiber de toute part pour plaire, faute d’Être. Il suffit de voir ces « objets de sexe » dénaturés, rabaissés, perdre leur vraie sexualité sacrée.
Il suffit de voir ces femmes en talons-aiguilles haut perchées, obligées de séduire, au détriment de leur colonne vertébrale, de leur axe, courant après le culte de la beauté imposée de l’extérieur, pour comprendre la perte, la dégradation, l’outrage, le viol, le manque de respect, de la grandeur féminine, la perte de la Terre sacrée dans nos sociétés.

Ah oui ! Comme c’est important la Beauté pour le Divin et pour nous les femmes ! Pour l’avoir perdue si souvent, j’en comprends mieux les effets délétères sur notre physique et notre santé. Cependant, comment oublier qu’il est plus important de chercher d’abord à retrouver notre Intérieur qui nous rend libres, heureux de vivre, créateurs, en harmonie avec le Tout ? Comment retrouver notre beauté de femme Sacrée ?

Même si nous ne plaisons pas à tout le monde !

Nous renforcerons ainsi la Déesse en nous pour sauver la Terre-Mère, Elle qui nous embellit et nous nourrit vraiment en nous libérant du culte des sociétés patriarcales qui ont provoqué la séparation du lien entre Visible et Invisible, masculin et féminin, l’Esprit dans la Matière, Ciel/Terre. Ce retour, la vraie communion, permet la danse dans tous ses États et dans tous nos états.

À nous les femmes de revenir à nos valeurs essentielles et interdimensionnelles au sein de notre famille de Lumière.

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Les écoles de danse ont enseigné des exercices de plus en plus difficiles, abîmant souvent le corps dans la recherche de beauté et d’harmonie extérieures. Ces exercices sont venus remplacer les danses sacrées. Ces techniques contemporaines où il fallait s’endurcir, se muscler, s’étirer, se redresser, s’ouvrir, nous coupèrent de l’intérieur. Sans oublier le poids des jupons à froufrous si lourds et des chaussures qui enserraient et blessaient les pieds pour permettre de réaliser de si belles « pointes » et des équilibres si beaux.

Il faudra attendre le réveil aux « États-Unis » d’une grande danseuse, Martha Graham, qui retira tutus et ballerines trop serrées pour commencer à laisser le corps respirer, s’exprimer, se libérer des carcans trop lourds et qui créa ainsi la danse contemporaine.

Heureusement, à force de dépasser leurs limites personnelles, les grands danseurs furent le canal de l’Énergie et de l’Amour.

Je me rappelle Jorge Donn dans la compagnie de Maurice Béjart, lorsqu’il dansait « le Boléro » de Ravel, pour savoir qu’il ne s’appartenait plus. Il faisait frémir votre Âme.

Comment ne pas citer Rudolf Noureev, lorsqu’il dansait dans « le Lac des cygnes » où il s’envolait littéralement, libéré, quittant un monde pesant. Il se transcendait dans ses prouesses, nous conduisant à l’extase. Alors, plus qu’à l’église, mon Âme dans le corps jubilait, elle était traversée de haut en bas, touchant l’Âme divine. C’était une vraie révolution.

Quelle jouissance qui échappait à toutes les structures imposées !

Ces grands danseurs ou grandes danseuses deviennent de plus en plus des instruments de l’Amour, à la conquête de leur Âme. Dès qu’ils dépassent toute technique et par leur don total, leur corps devient vecteur de transcendance.

Comment ne pas citer la révolution incroyable apportée par les esclaves noirs ? C’est eux qui vont balayer bien des limites corporelles à travers leurs musiques et les danses afro-jazz.

Les Noirs américains, à force d’être mis sous tutelle ou sous « interdits », ne vont-ils pas faire exploser dans leur corps qui swingue, swingue, des complaintes, des rythmes formidables qui sont supplications, offrandes, prières au Divin ? Ils ont beaucoup contribué à la libération du corps aux États-Unis. Comment oublier la beauté des Negro Spirituals qui ont enflammé les Âmes et les corps dans les églises ? Ils ont enfin permis que l’Âme et le corps deviennent vivants.

Aujourd’hui, il est plus facile de désirer et de retrouver le mouvement comme thérapie sacrée. Depuis des années, ceux qui cherchent par tous les moyens à sortir du « tombeau » de l’Âme emprisonnée, sont de plus en plus nombreux. Ils sortent en « boîte » pour « s’exploser », « s’éclater », ou participer à des danses-transes, danses chamaniques, africaines, modernes ou danses d’expression...

Le corps se libère enfin mais doit revenir vers le Sacré.

Nous nous situerons plus proches des danses chamaniques, des danses soufies et des danses Cham au Tibet. Comment, dans cette évolution, ne pas perdre les qualités essentielles de l’Âme de la danse ?

Après des études dans les écoles de danse et de yoga, durant plus de trente ans, quand toutes les danses actuelles n’existaient pas, nous faisions des cours de « yoga danse » qui ravissaient les personnes présentes, leur apportant liberté, joie, énergie. Durant ces cours, je recevais sans cesse de nouveaux mouvements en fonction de l’évolution du moment et des chakras (centres cachés, roues d’énergie) qu’il fallait éveiller. Puis nous avons beaucoup travaillé sur l’équilibre des cerveaux gauche et droit pour entrer dans l’énergie.

À cette époque nous avons appelé ces exercices « danse thérapie ». Le cours était ouvert à tous et en Italie, je me souviens de voir nos amies qui arrivaient parfois bloquées dans le bassin à cause de tout un système de pensées sociales, religieuses et patriarcales, leur faisant porter si souvent un vrai carcan. C’était pour moi une telle joie de voir leur transformation quand chacune s’évertuait à traverser avec entrain ces forces d’inertie inconscientes.

Les résultats étaient parfois spectaculaires après quelques séances.

Cette danse s’inventait au fil du temps, spontanée et naturelle. J’apprenais en dansant. Je « voyais » dans le corps, de plus en plus, les énergies bloquées et comment les traverser. Les exercices évoluaient. Les découvertes se vivaient dans la force créatrice, libératrice, énergétique, thérapeutique toujours plus consciente.

Puis je commençais à rendre grâces aux quatre directions, toute la salle s’en trouvait transformée et cette découverte augmentait notre potentiel énergétique.

C’est alors que nous passions enfin du personnel à l’impersonnel, en nous remettant entre les mains des puissances du Ciel et de la Terre. Puis nous sommes passés de la danse personnelle de groupe « chacun pour moi », à la découverte merveilleuse de « tous ensemble » et cela déclenchait l’expression de nouvelles énergies. Un étrange voyage dans le corps commençait alors, quand nous dansions ensemble.

J’apprenais en observant et en découvrant les résultats provoqués dans l’Invisible. Alors que nous mettions nos pieds en harmonie avec l’ensemble, talons contre talons, cœur et tête s’ouvraient enfin à une autre Intelligence, d’autres dimensions.

L’ensemble ajoutait un nouveau corps d’Unité, splendide, réconfortant, unifiant, relié aux profondeurs de la Terre. Je voyais de plus en plus le monde invisible nous transformer à travers les Trames et tissus de Lumière qui nous unissaient, nous harmonisaient, nous renforçaient.

Ainsi ce Grand Corps que je découvrais était le Corps d’Unité, le Corps cellulaire. Il avait ses conditions, ses exigences, ses Lois. Ce corps rempli de « cordes » et « supercordes » dont parlent les scientifiques s’offrait à nous dans une joie et une reconnaissance sans nom.

Je commençais alors, doucement, à revenir vers ce que ni la danse ni le yoga des écoles ne m’avaient jamais enseigné. Mon école, c’était la vie : le livre ouvert de la Création, où tout était donné, doucement, quand nous étions prêts à le recevoir. Quel « régal » furent ces cours où je voyais tant de joie et de « re-création » s’offrir si naturellement. Les enfants du Ciel et de la Terre commençaient à se relier à leurs sens véritables. Que de richesse m’était offerte dans le mouvement, quand l’énergie nous prend et nous traverse et que nous nous oublions pour entrer en transe.

Quand l’ensemble nous porte et propage d’autres énergies et des ondes, non pour nous ensevelir, nous racornir, mais pour sauver et délivrer ! Que c’était beau de découvrir la vie nouvelle !

De cette prise de conscience de l’ensemble dans l’énergie vient la conscience, où tout est unifié par les lignes d’or et les Trames invisibles et leurs changements vibratoires. Ainsi nous avons dansé en dessinant des Trames pour renforcer encore nos énergies conscientes impersonnelles. Puis l’évidence est venue que dans l’Invisible, il y avait des formes si parfaites qui évoluaient en même temps. Alors nous avons dansé en ajoutant la géométrie sacrée. Et nous avons encore gagné en qualité. Les tissus changeaient, les formes cachées aussi. Je commençais à voir que nous recevions dans l’Invisible d’autres « codes » des Univers extra et intra-terrestres. Ma famille était là, les vaisseaux également et cela voyageait dans l’espace. C’était si nouveau.

J’apprenais en voulant enseigner, j’observais, je découvrais, j’écoutais dans le silence du corps, émerveillée du spontané qui coulait à travers Soi. C’était comme si je « faisais l’amour avec le Divin ». Celui-ci m’obligeait à ouvrir toutes les portes, comme dans la sexualité. En effet, cette danse devenait tantrique, c’est-à-dire reliée entre Ciel et Terre, comme notre énergie sexuelle devrait l’être.

C’est alors que les mémoires de « Mû » revenaient sans cesse, où je dansais devant une colonne, dans la Lumière blanche, avec tous les éléments du Ciel et de la Terre. Puis les mémoires d’Égypte, reliée aux Êtres de Sirius, d’Orion, des Pléiades, s’éveillaient spontanément à travers les Trames.

Je comprenais que je voyageais au-delà du temps et c’était un nouvel éveil qu’il fallait aussi enseigner.

La danse des Cités « intra-terrestres » et leur beauté me firent rappeler que c’était ÇA que je désirais, même si ce corps était âgé, qu’il n’était ni aussi beau, ni aussi mince ni parfait, ni aussi lumineux que dans la transparence de cette Cité. C’était ÇA qui revenait, que je désirais. Je me souvenais du monde d’où je venais. On eut dit que j’étais « nue dans la Lumière ». Mais « nu » a un sens plus profond, c’est-à-dire qu’on a retiré tous les différents vêtements qui voilent la Lumière.

Les mémoires des danses cachées à Philae, en Égypte et celles inscrites dans les Temples et lieux de rituels revenaient avec un sens plus noble. En effet, je voyais des fils de Lumière traversant l’espace, les murs et Soi-même.

Et la beauté du Monde invisible se révélait en Soi, majestueux, apportant un tout autre niveau dans la danse.

Une autre rencontre s’effectuait doucement, naturellement, à la Source intérieure qui m’abreuvait. À travers tout ce canevas alchimique, se trouvaient des mémoires cachées interdimensionnelles. J’y revenais et ajoutais à l’Histoire des codes. Ces traces étaient aussi inscrites, là, dans les cellules du corps. Il suffisait de voir, d’écouter et d’entendre. Le mouvement n’était-il pas une représentation divine impersonnelle et non plus une image personnelle que l’on regarde ?

Cette infiltration de Lumière devenait un film magique de notre lien entre les mondes terrestres et les différents Univers invisibles, grandioses. Ç’était vraiment passionnant, la manifestation du plus grand en toute chose. Il fallait sentir, laisser s’exprimer, se rebrancher au bon secteur, à la « bonne prise » et lâcher l’ancienne « prise ». C’était « super décapant », superbement rénovant, puisque ces danses laissaient des traces éternelles dans l’Invisible comme dans les temples en Égypte.

N’est-ce pas cet infini de l’Univers qui a été touché et qui nous répondait ici-bas ?

J’étais « Râ-Vie » et je comprenais là un tout autre langage, plus beau que tous les ordinateurs et les « cellulaires portables ». Par la danse, le corps devenait un instrument divin unique qui communiquait, recevait des informations, envoyait des messages. Il devenait beau ce Corps, le vrai Temple de la Vie ! C’était un « cellulaire », un ordinateur interdimensionnel vivant. À présent, c’était bien la Lumière que le corps touchait, traversé par Elle.

Dans la solitude, je dansais, éprouvais une véritable jouissance qui me guérissait si souvent du poids que je portais et qui me défigurait. Une étrange relation avec l’Éternel était donc inscrite, là dans les Temples et dans le corps. « Ça » se remettait à chanter Sa Gloire, Sa joie du dedans. Autant qu’il dansait, le corps chantait l’adoration toujours inscrite dans nos cellules. À l’intérieur de Soi était caché ce qui ne meurt pas et qui revient.

Je me souvenais, pourquoi, enceinte de M.S., je dansais avec les entités des fleurs, des pierres (améthystes) ou avec les arbres. Tout ici-bas dansait donc avec l’Invisible, le Tout, si nous savions nous relier. Quelle belle religion était donc inscrite dans le corps de l’humain et de la Terre !

Quel étrange passage à « fleur de peau » se déployait en Soi pour vous faire résonner avec l’Un, l’Univers-Terre !

Une danse plus élaborée, plus précise, plus essentielle, plus consciente fut créée qui reprenait tout son sens. Une « guérison » de l’Être global en lien avec d’autres dimensions, revenait, mêlant sons et vibrations. Je me souvenais. C’était donc juste une traversée dans le temps, un voyage de la Conscience dans la Matière. Ce qui jadis était caché, devait être révélé. Comment l’enseigner à présent dans un monde si peu spirituel, si souvent hostile, où danser en blanc est dangereux ?

Cependant tout était toujours nouveau, puisqu’en évolution constante. Tout s’apprenait au fil (et au gré) d’un non-espace, non-temps, ici au présent, dépassant toutes limites personnelles et mentales. La danse vibratoire revenait, victorieuse, danse sacrée, où chaque mouvement était reçu avec son sens caché. Je n’avais jamais rien appris de semblable dans les écoles, ni dans cet espace-temps. Pourtant, c’était la vie du dedans qui prenait corps.

L’utilisation de l’alchimie, découverte pendant les cours de thérapie, devenait très utile. En effet, cela me permettait d’affiner les résultats concernant le champ vibratoire. Puis, devant les visions du Monde invisible qui se dessinait, il devenait clair que la géométrie sacrée permettait d’élaborer une organisation plus harmonieuse des fils d’or et des Trames et augmentait donc le niveau vibratoire des autres dimensions.

D’autres formes, plus parfaites, permettaient à la Lumière de se concentrer, apportant ainsi une autre structure non mentale, un autre tissu. D’autres forces magiques prenaient forme et nous traversaient, développant une harmonisation plus profonde et plus dense.

Nous passions du plus petit au plus grand, du mortel à l’éternel, du moi au Soi et ce n’était plus ni toi ni moi.

Les Vaisseaux étaient souvent présents et une force invisible prenait place, ici-bas. Grandeur qu’il nous fallait juste recevoir dans l’ensemble.

Je découvrais qu’en dansant avec les autres, j’amplifiais la « caisse de résonance » et que je pouvais traverser l’espace avec mes mains, mon corps et traverser la foule. Mon corps était donc atomique et atomisé, puisqu’il éclatait dans plusieurs dimensions avec la Lumière. Étrange tout cela... la petite personne devait laisser la place à plus grand qui apportait le sens de Sa Royauté et je pouvais désormais La partager.

C’est ainsi, en état de prière, en décembre, sous un arbre, qu’est « né » le rituel égyptien, un « basique » des rituels, mémoire d’un éternel présent. Dès lors, danser dans l’énergie n’était plus suffisant car la vibration ne pouvait revenir qu’à condition de Lui offrir l’état de conscience et la géométrie cellulaire nécessaires. Il fallait sentir et permettre à la Lumière d’exulter, de mettre son baume.
Le corps devait être sculpté par plus grand que « moi » et par ce regard intérieur qui laisse passer la Puissance cosmique. Celle-ci rendait au corps souplesse, liberté, force, indépendance, mais aussi communion d’être avec l’ensemble cellulaire que nous sommes. Le corps d’Unité grandissait à l’intérieur et à l’extérieur. Les mondes se mêlaient, invisible et visible. Les réactions du vieux monde aussi.

C’est ainsi que la conscience des « cellules-souches » s’est développée avec la découverte que dans nos cellules, nous pouvions réveiller la cellule d’Origine à travers les Trames et changer l’Information.

C’était là un tout autre programme qui s’inscrivait doucement. En passant mes mains à travers l’atome, je me reconnectais en résonance avec la Cellule-Mère et je découvrais qu’en travaillant sur une file de personnes, je traversais l’ensemble et que je le faisais vibrer.

Quelle était cette nouvelle découverte qui me fascinait, me permettait de traverser l’espace et de toucher notre mémoire ainsi qu’un nouveau tissu, une autre Matière ?

Nous n’en dirons pas plus, car ce serait tout un cours d’Alchimie qu’il nous faudrait développer.

Tous les rituels qui suivent sont nés de ce chant du Ciel et de la Terre. Ils varient et évoluent en fonction de la conscience et des événements du moment. C’est ainsi qu’une longue chaîne de Tissu de Lumière s’est inscrite d’ici et d’ailleurs en envoyant des messages. Je pouvais souvent vérifier que ce que nous vivions dépassait notre cours pour ensemencer et essaimer.

Après plus de vingt-deux ans, je découvre une profusion d’écoles de l’Âme, de l’Être... qui naissent de-ci, de-là. Mais les étoiles ne sont pas toutes descendues « en corps » pour revenir briller dans le cœur et le corps des hommes, pour les ramener à cette Beauté Royale qui ne meurt pas. Cette Beauté qui éclaire de l’intérieur à l’extérieur pour laisser vibrer la Divinité en nous.

Être en relation avec d’autres dimensions extra et intra-terrestres, s’éveiller tendrement ou avec passion entre les mains de Sa Grandeur et Sa Gloire.

Au nom du Père et de la Mère.
Le Fils devient vraiment vivant
Car le Soleil d’où Il vient
Nous parcourt de Sa Lumière.

Ainsi est la danse qui éclate dans tous ses États et tous nos états. L’« Al-chimie » (Sa chimie) quand tout ici-bas est en mouvement, conscient de l’Univers-Terre.

Merci, merci, merci, Christ, Shiva, Melchisédech, vous tous mes amis d’ailleurs, des Vaisseaux et du Soleil. Merci au Vivant issu du Vivant, au Sans-Nom, Sans-Forme de m’avoir enseigné la vraie Vie possible dans la Matière.
Le retour de Melchisédech, en 2000, cette boule de Lumière vue et venue sur un trône, va faire éclater tous les anciens repères. Son retour à travers les murs de ma maison fut une révolution fracassante, bouleversant l’ancien... apportant l’éveil.

Un jour, alors que je dansais et priais avec des amis, je fus de nouveau projetée au sol, à genoux, en prière. Cette fois-ci je ne dansais plus. Le corps devenait immobile. C’était la danse de l’Invisible : les planètes, les galaxies parcouraient le corps, à travers des mouvements et des forces de puissances invisibles. La Lumière transcendante courait et ouvrait la Matière à d’autres espaces.

Il aura fallu attendre l’an 2000 pour retrouver ce que j’avais reçu en 1968.
Quel long chemin d’amour, de mort, pour retourner à cette vérité fondamentale et essentielle !

C’était ça, mon école de vie. Offrir notre Matière au Divin nous ouvre donc d’infinies possibilités.

Étrange que nos matrices elles-mêmes nous renvoient la plus belle histoire de conscience de nos origines : découvrir dans le corps d’autres constructions, organisations de la Matière, régie par l’Ordre invisible plus puissant et plus dense que le physique visible.
Cela nous permet d’ouvrir les yeux et de nous éveiller à la vérité du grand Corps de Lumière éclatant dans les atomes, les particules élémentaires que nous sommes.

L’infiniment grand et les multidimensions ensemencent l’infiniment petit de nouvelles informations, de nouveaux codes et d’un nouvel ADN. Si l’univers fermé de l’homme personnel et mental ne s’ouvre pas à la réalité consciente des Cieux, d’une autre Terre, là, c’est déjà mort, ça n’existe plus, ce n’est pas le Réel, mais l’illusion, maya. Peut-être l’homme ancien doit-il rêver... et le réveil a commencé.

Italie - Ballet
Italie – Ballet

Nous devenons alors des passeurs d’Âmes et d’Êtres des autres dimensions. Et comme en Égypte ou ailleurs, nous inscrivons des traces dans le corps de l’homme et de la Terre, pour l’évolution.

En faisant vibrer le canevas à l’infini, nous créons et préparons un futur plus vivant, plus conscient, intemporel.

Par la danse nous touchons l’Éternité.

Tournoyer comme des milliers de particules solaires, n’est-ce pas le devenir de tout homme qui retourne vers la Lumière ?

S
Soleil pour te servir
Soleil pour t’entendre
Soleil dans les membranes
Soleil pour changer mes habitudes
Pour que le nouveau traverse les influences.
Soleil, s’il te plaît,
Appose ta “signature” dans mes membranes.
Que mon plexus solaire se mette en place.
Soleil dans mon nombril,
Établis ta demeure à la place
De tous mes petits habitants obscurs
Qui veulent prendre le pouvoir.
Soleil, s’il te plaît, appose ta “signature”
Dans mes organes.
Qu’il y ait moins de petitesse dans mes désirs,
Soleil, mon Amour, signe avec moi ta demeure.
Que chacun de mes désirs soit guidé par le désir Unique
Et je ne connaîtrai ni l’ennui, ni le doute, ni la mort.
Un pas de liberté pour le nouveau,
Je signe pour toi, Soleil mon Amour, de haut en bas.

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